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cadres des filières conduisant à des études supérieures longues
(
indicateur 29
)
.
Le redoublement, dont il est désormais admis qu’il constitue une
pratique souvent inefficace, est également source d’inégalités.
La baisse très nette amorcée dans l’enseignement élémentaire
s’est prolongée au collège puis au lycée. Le taux de redoublement
en sixième, supérieur à 10 % jusqu’en 2000 est descendu à 2 %,
tandis qu’en seconde on est passé en vingt ans de 17 % à 8 %.
Sur ce plan aussi les inégalités sont flagrantes : 19 % d’élèves
scolarisés en dispositif Éclair entrent en sixième avec au moins
une année de retard, contre 10 % hors éducation prioritaire
(
indicateur 10
)
.
Par ailleurs, les inégalités liées au genre restent très marquées.
Les jeunes femmes ont un niveau de formation plus élevé que les
hommes et l’écart ne cesse de se creuser depuis deux décennies
(
indicateur 28
)
. Cependant, leur présence au lycée est inégale
selon les séries : très majoritaires dans les séries littéraire, tertiaire
et médico-sociale, elles sont minoritaires dans les voies scienti-
fique et industrielle.
Les données concernant les parcours des étudiants, rassemblées
dans
L’état de l’Enseignement supérieur et de la Recherche,
montrent
que ces inégalités se prolongent au-delà du baccalauréat. Ainsi, un
enfant d’ouvrier a deux fois moins de chances qu’un enfant de cadre
ou d’enseignant d’obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur.
Ces constats imposent de se préoccuper dès le primaire des élèves
en difficulté, qui se révèlent être par la suite les plus faiblement
qualifiés et dont les conditions d’accès à un premier emploi seront
particulièrement précaires.
L’état de l’École 2014
1,2,3,4,5,6,7,8 10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,...88
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