etat_ecole_2014 - page 22

a collectivité nationale
a consacré, en 2013,
28,7 milliards d’euros à l’enseignement supé-
rieur. Depuis 1980, cette dépense a connu une
forte croissance (+ 2,8 % en moyenne par an).
Son poids dans la dépense intérieure d’édu-
cation (DIE) est passé de 15,0%en 1980 à 19,8%
en 2013
(
tableau 4.1
)
.
La progression de la DIE du supérieur, en euros
constants,est contrastée dans le temps.D’abord
très rapide de 1980 à 1995 avec une hausse de
4,2 % en moyenne par an, elle n’est plus que
de 1,5 % par an de 1996 à 2005. Elle s’accélère
ensuite de 2006 à 2010 avec 3,1 % en moyenne
par an, grâce à un effort budgétaire accru, sans
toutefois retrouver le niveau de progression des
années 1980. Depuis 2010, elle croît plus lente-
ment, en moyenne de 0,5 % par an.
Si, sur l’ensemble de la période, la DIE au profit
du supérieur a été multipliée par 2,5, la crois-
sance de la dépense moyenne par étudiant est,
en revanche, moins rapide, car le nombre d’ins-
crits dans l’enseignement supérieur double sur
la période. La dépense par étudiant atteint ainsi
11 540 euros en 2013, soit 40,1 % de plus qu’en
1980.Dans lemême temps,la dépensemoyenne
par élève du second degré augmentait de 63,1%.
La période 2006-2010, qui connaît à la fois une
augmentation rapide de la DIE et un ralentis-
sement de la croissance des effectifs inscrits,
voit la dépense par étudiant augmenter de 2,1%
en moyenne par an. En revanche, depuis 2010,
le ralentissement de la DIE conjuguée à une
reprise de la hausse des effectifs se traduit par
une baisse de la dépense par étudiant de 0,9 %
par an.
Les comparaisons internationales (qui reposent
sur des données nationales pas toujours homo-
gènes) montrent que la dépense annuelle
moyenne par étudiant en France est, en 2011, un
peu supérieure à celle de la moyenne des pays
de l’OCDE (15 380 équivalents-dollars contre
13 960)
(
figure 4.3
)
. Le coût moyen d’un étudiant
estimé par l’OCDE de manière cumulée sur
l’ensemble de la durée de ses études supérieures,
place la France près de la moyenne
(
figure 4.4
)
.
Les coûts moyens par étudiant sont très diffé-
rents selon les filières de formation
(
figure 4.2
)
.
Ils varient, en 2013, de 10 850 euros par an pour
un étudiant d’université à 13 340 pour un étudiant
de STS et 14 850 pour un élève de CPGE (classe
préparatoire aux grandes écoles). Néanmoins,
au cours des années récentes, ces dépenses
moyennes ont tendance à se rapprocher. Le coût
théorique d’une scolarité de 18 ans, menant
sans redoublement à une licence, est évalué
à 147 910 euros en 2013, quand une scolarité en
17 ans menant à un BTS reviendrait à la collec-
tivité à 145 785 euros.
La part de l’État est prépondérante dans le finan-
cement de la DIE pour le supérieur (70,4 %), loin
devant celles des collectivités territoriales
(10,5 %) et des ménages (8,7 %). Certaines aides
directes ou indirectes financées par l’État, et
qui bénéficient aux étudiants ou à leur famille,
n’apparaissent pas dans la DIE pour l’éducation
supérieure :elles sont d’ordre fiscal (majoration du
quotient familial) ou non directement liées
austatut étudiant (allocation logement àcaractère
social). Leur prise en compte (hors versements
des régimes sociaux) porterait en 2013 la dépense
par étudiant de 11 540 euros à 12 760 euros.
La dépense d’éducation pour
l’enseignement supérieur comprend
l’ensemble des dépenses pour les
établissements publics et privés de
la France métropolitaine et des DOM
pour l’enseignement supérieur et les
activités liées :œuvres universitaires,
administration,fournitures,
bibliothèques universitaires,recherche
universitaire,etc.Elle ne comprend
pas la formation continue.
Cette dépense est évaluée chaque
année par le compte de l’éducation,
dont les méthodes,le champ et les
concepts évoluent périodiquement.
Ainsi en 2012,la mesure de la
formation continue et des dépenses
des communes et des ménages
est revue.Les résultats sont aussi
modifiés par le passage à la base 2010
de la comptabilité nationale intégrant
notamment Mayotte dans le champ.
Le niveau du PIB est également
affecté par le changement de base.
Ce rebasage ainsi que les
modifications apportées en 1999
(intégration des DOM) et en 2006
(passage à la LOLF) provoquent des
ruptures dans les séries brutes.
Pour permettre un suivi chronologique,
les principales séries de données
ont fait l’objet d’une rétropolation
jusqu’en 1980.Les montants ainsi
recalculés et présentés ici diffèrent
donc de ceux des éditions
précédentes de
L’état de l’École.
Les montants des dépenses de la
dernière année sont des montants
provisoires.
Pour les comparaisons internationales,
sont également comptabilisées les
dépenses de R&D relatives à certains
organismes (ex. :CNRS).Les indicateurs
internationaux sont présentés en
équivalents-dollars (voir méthodologie
indicateur 2 p.16).
Sources :MENESR-DEPP ;OCDE pour
les comparaisons internationales.
Champ :France métropolitaine + DOM
y compris Mayotte,public et privé.
L’état de l’École 2014 – [Coûts]
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Pour l’enseignement supérieur, la collectivité nationale a dépensé
28,7 milliards d’euros en 2013. Cette dépense a été multipliée par 2,5
depuis 1980 (en prix constants). En 2013, la dépense moyenne par étudiant
s’élève à 11 540 euros, soit 40,1 % de plus qu’en 1980 (en euros constants).
La dépense d’éducation pour l’enseignement supérieur
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