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Guide pratique
réforme des rythmes à l’école primaire
Depuis la mise en place de la se-
maine de quatre jours en 2008,
les écoliers français subissent
des journées plus longues et plus
chargées que la plupart des autres
élèves dans le monde
.
Notre pays cumule ainsi :
• un
nombre de jours d’école qui
est le plus faible d’Europe et qui
est largement inférieur à celui
des autres pays,
à savoir 144 jours
seulement contre 187 jours en
moyenne au sein de l’OCDE ;
• une semaine particulièrement
courte avec 4 jours d’école par
semaine, contre 5 voire 6 chez la
plupart de nos voisins européens ;
• une année scolaire concentrée
sur seulement 36 semaines ;
• un
volume horaire annuel d’en-
seignement très important,
qui
s’élève à 864 heures par an contre
774heuresà821heuresenmoyenne
– selon l’âge des écoliers – au sein
de l’OCDE.
Or cette
extrême concentration
du temps d’enseignement
est
inadaptée et
préjudiciable aux
apprentissages.
Elle est source de
fatigue et de difficultés scolaires.
Ce constat est unanimement par-
tagé, des scientifiques spécialistes
des rythmes de l’enfant aux ensei-
gnants, en passant par les parents
d’élèves.
On constate dans le même temps
que
les résultats des écoliers
­français se dégradent dans tous
les classements internationaux.
La réforme des rythmes scolaires
poursuit donc avant tout un objectif
pédagogique : mettre en place une
organisation du temps scolaire plus
respectueuse des rythmes naturels
d’apprentissage et de repos des
enfants afin de favoriser la réussite
de tous à l’école primaire.
Les nouveaux rythmes scolaires
conduiront ainsi à une
meilleure
répartition des heures de classe
sur la semaine, à un allègement de
la journée de classe de 45minutes
en moyenne et à la
programma-
tion des séquences d’enseigne-
ment aux moments où la faculté
de concentration des élèves est la
plus grande.
Ils permettront également une
meilleure articulation des temps
scolaire et périscolaire :
les élèves
pourront accéder à des activités
culturelles, artistiques ou sportives
et demeureront pris en charge au
minimum jusqu’à l’heure actuelle
de fin de la classe (16h30 dans la
plupart des écoles) si leurs parents
le souhaitent. Ces activités périsco-
laires, organisées par les collectivi-
tés territoriales, seront pensées en
articulation avec le projet d’école et
contribueront à l’épanouissement
et au développement de la curiosité
intellectuelle des enfants.