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L’innovation à l’éducation nationale – Etat des lieux en mars 2013
Introduction : cinq idées reçues sur l’innovation en
éducation
Idée reçue n°1 : « Innovation et éducation nationale, c’est un peu une
contradiction dans les termes »
L’éducation nationale n’a pas toujours l’image d’une institution à la pointe de
l’innovation. Et pourtant …
D’abord, le cadre institutionnel est plus favorable à l’innovation qu’on pourrait le
penser : une grande marge de liberté est conférée aux enseignants et aux
établissements dans le cadre la liberté pédagogique de l’enseignant et, dans le second
degré, de l’autonomie pédagogique et éducative de l’établissement. Cette ouverture à
l’innovation a été a été renforcée en 2005 par l’article 34 du code de l’éducation, qui
permet la mise en place d’expérimentations portant sur de très larges domaines de la
pédagogie et de l’organisation scolaire.
Quant aux innovants, ils ont toute leur place au sein même de l’éducation nationale. En
1982, c’est la création de quatre lycées « expérimentaux ». En 2000, Jack Lang, alors
ministre de l’éducation nationale, met en place un premier Conseil national de
l’innovation pour la réussite scolaire. En parallèle, l’administration prend en charge
l’innovation en créant dès 1986 des structures dont la mission principale est d’impulser
et de valoriser les innovations pédagogiques académiques et nationales. Depuis deux
ans, c’est le département recherche et développement, innovation et expérimentation
(DRDIE) de la DGESCO qui en a la charge. Il a notamment développé une base de
recensement des innovations,
Expérithèque
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laquelle a déjà recueilli près de 2500
innovations ou expérimentations.
Toutefois, beaucoup reste encore à faire : communiquer en diffusant largement les
bonnes idées afin que l’innovation ne reste pas en périphérie du système éducatif, mais
en soit le moteur ; soutenir davantage encore les équipes innovantes, les valoriser ;
s’ouvrir à ceux qui innovent pour l’école, mais sans y appartenir directement :
associations, collectivités locales, familles.
Idée reçue n°2 : « L’innovation, c’est le numérique et les nouvelles
technologies »
Quand on pense innovation, on pense souvent technologie. Or, regardons dans nos
salles de classes : on y verra bien souvent encore un tableau noir, du papier et des
crayons. N’est-ce pas le signe du retard de l’école sur la société ?
Il est vrai que l’école a beaucoup à gagner au numérique et aux nouvelles technologies,
qui constituent un des piliers de la refondation de l’école qui s’engage. Et ainsi, de
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http://eduscol.education.fr/experitheque/carte.php